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Mes pratiques sexuelles

Les 5 idées reçues sur la sodomie (et la vérité)

Le sexe anal fait l’objet de plusieurs mythes et certains d’entre eux sont encore tenaces. Pourtant, beaucoup de couples ou de personnes apprécient la sodomie. Qu’elle soit occasionnelle ou régulière, on retient surtout qu’elle est visée par de nombreuses idées reçues qui sont portées par des gens n’ayant pourtant jamais essayé la pratique sexuelle.

Si j’ai réalisé un guide de la sodomie à destination des hommes souhaitant s’essayer à l’acte avec des femmes, on va se pencher de plus près sur ces fameuses idées reçues. Encore une fois, l’idée étant de parler sans tabou ni gêne de la sexualité… J’aime que mon blog soit un espace de légèreté et de liberté, alors continuons comme ceci. Si j’aime passer une belle partie de mon temps sur des sites de rencontre pour y chercher des plans cul, j’aime aussi partager quelques astuces ou quelques expériences, car si cela peut aider certains d’entre vous, c’est bien l’essentiel.

Maintenant commençons, si vous le voulez bien, et cassons les idées reçues sur la sodomie.

1) La sodomie, c’est mal

Ah, le préjugé selon lequel la sodomie représente le mal incarné… Pour certains, la sexualité représente encore une relation qui permet d’avoir des enfants. En ce sens, cette vision se limite à la simple conception et la fécondité et non au plaisir ni à la légèreté. Vous avez bien compris que si je passe certaines de mes soirées en quête d’un plan cul avec qui m’envoyer en l’air, je ne suis pas vraiment (pas du tout) d’accord avec l’idée selon laquelle le sexe anal serait contre nature.

Dans la même veine, il y a ceux qui trouvent que la sodomie est dégradante pour les femmes, qu’elle serait une vision pornographique et avilissante des relations sexuelles. On revient encore une fois aux bases pour détruire cette idée reçue : aucun acte sexuel n’est mal s’il est consumé entre adultes consentants. Au final, l’intérêt reste bien que tout le monde prenne du plaisir, que ce soit lorsqu’on en donne ou qu’on en reçoit.

Certaines et certaines apprécieront une bonne sodomie lors d’un dimanche pluvieux tandis que d’autres ne pourront s’y résoudre pour quelques raisons que ce soit. Les deux visions sont entendables, au même titre que le fait de vouloir essayer, d’oser, de retenter, de prendre son pied…

2) La sodomie, c’est sale

Beaucoup ne peuvent pas se résoudre à la sodomie parce que l’acte serait sale. Rassurons ceux qui n’ont jamais essayé sur cet élément. Sur le principe, il n’y a pas de selles dans l’anus si votre partenaire est allée aux toilettes récemment. Il se peut qu’il y ait de petites traces sur le préservatif, mais celles-ci restent minimes.

En fait, on peut partir du principe que tout acte sexuel est un échange de fluide : salive, transpiration, sperme, mouille… Je comprends parfaitement le fait qu’on ne veuille pas forcément échanger quelques traces de selles, mais cela fait aussi partie de la sexualité. Et c’est justement pour cette raison que cela n’a rien de sale ni de honteux. Il faut simplement savoir que cela peut arriver et ne pas être mal à l’aise ou gêner l’autre si c’est le cas pendant un rapport. Que ce soit les hommes ou les femmes, les personnes qui pratiquent le sexe anal savent que cela peut arriver et aucun des deux n’en tient rigueur à l’autre, c’est comme ça que tout le monde pourra se concentrer sur ses envies et son plaisir.

On rappelle pour la forme qu’une sodomie n’est pas censée faire saigner (du tout !) et qu’elle ne provoque pas d’hémorroïdes — à moins que la personne dispose d’un terrain favorable.

3) La sodomie, c’est sans capote

Pour certains, la sodomie hétéro se fait sans capote sous prétexte qu’elle éviterait logiquement une grossesse non désirée. Par contre, le manque de préservatif peut entraîner la transmission d’une infection sexuellement transmissible ou du VIH. En conséquence, il convient de se protéger pour un rapport anal.

Il faut aussi savoir qu’il ne faut pas repasser de la pénétration anale à la pénétration vaginale avec le même préservatif. Si vous êtes protégé en tant qu’homme parce que vous portez la fameuse capote, des bactéries présentes dans l’anus peuvent s’installer dans le vagin de votre partenaire alors qu’elles n’ont rien à y faire là. En conséquence, on prend le temps de changer de préservatif avant de reprendre une pénétration vaginale si l’envie s’en fait sentir. C’est aussi valable pour les doigts.

4) La sodomie, c’est gay

Ce cliché était tenace dans le temps, j’ose espérer qu’il l’est moins depuis quelques années. La sodomie n’est pas réservée aux gays et les hommes peuvent très bien avoir des relations sexuelles sans pénétration sexuelle. Oui, le sexe ne se résume pas uniquement à la pénétration — que ce soit entre hétéro ou homo.

La sodomie n’a pas d’orientation sexuelle, c’est une pratique ouverte à tous et fort heureusement. Elle peut même se pratiquer de façons différentes, avec des jouets comme des godes ceintures par exemple, entre femmes ou entre un homme et une femme. Encore une fois, l’acte est simplement fait pour ceux qui veulent l’essaye et qui souhaitent découvrir un nouveau genre de plaisir potentiel. Dans tous les cas, je le disais plus haut, il n’y a rien et il n’y aura jamais rien de dégradant dans le sexe anal peu importe par qui il est pratiqué tant qu’il est consenti.

5) La sodomie, ça fait mal

Si toutes les idées sur la sodomie sont tenaces, celle-ci l’est particulièrement. Pour les femmes qui n’ont jamais essayé, elle contribue à une certaine appréhension et un rejet de la pratique. On peut le comprendre, la peur d’avoir mal lors d’une relation sexuelle ne donne pas vraiment envie de s’y mettre, si ce n’est pour ceux qui apprécient la douleur dans la sexualité, mais c’est le sujet d’un autre jour.

Sur ce point, je dirai que la sodomie peut faire mal, mais qu’elle n’est pas vouée à faire mal. Bien au contraire, elle doit rester une pratique qui fait du bien, qui excite, qui donne du plaisir et envie de gémir… C’est pour cette raison qu’elle doit être préparée, on n’introduit pas un pénis par là sans avoir préparé un peu le terrain. D’ailleurs, il devrait en être de même pour une relation vaginale. Certaines femmes mouillent moins que d’autres, ont besoin d’un temps de préparation… Peu importe la raison, pour que tout le monde prenne son pied, on accepte de prendre un peu de temps. Contrairement au vagin, l’anus ne produit pas de lubrification et les muqueuses sont plus fragiles, c’est aussi pour cela qu’il faut y aller tranquillement — surtout avec des personnes n’étant pas habituées au sexe anal.

Il y a plusieurs moyens pour préparer une sodomie afin qu’elle ne fasse pas mal. Je vous conseille évidemment le lubrifiant, meilleur ami d’une bonne pénétration anale et avec lequel on ne lésine pas sur la quantité. Avant d’introduire votre pénis, vous pouvez également utiliser votre langue, vos doigts, des jouets… Tout ce qui permettra à l’anus de votre partenaire de se détendre et de se préparer à l’étape suivante. L’un des points clefs d’une relation sexuelle étant la communication, je vous conseille de demander à votre partenaire si tout se passe bien pour elle au fil de l’acte et de rester à l’écoute. C’est comme ça que vous apprécierez et que vous aurez envie de le refaire… Pour encore plus de plaisir partagé.

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